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Betting

L’abbé Touba parle de ce village qui avait son propre ban dont les noms de lieux-dits subsistent encore sur le plan cadastral : chemin de Betting, ruisseau de Betting, jardins de Betting, hauteurs de Betting….Le bourg avait disparu bien avant le guerre de Trente Ans. Incendie ou épidémie, aucune explication ne nous est parvenue. Son ban a été réparti en 1720 par la seigneurie de Forbach entre les habitants de Behren et de Kerbach.

 

La légende de la construction de l'église

Chacun des trois villages désirait édifier l'église chez lui. Comme aucun ne voulait céder la construction à l’autre, on s'est mis finalement d'accord pour l’ériger sur le Wingertsknopf, ce lieu se situant exactement au milieu des bans de Kerbach, Etzling et Behren. Mais voilà que tous les matériaux de construction qu'on apportait pendant le jour, se trouvaient régulièrement déplacées le lendemain matin à Kerbach, à la place de l'église actuelle. Même les gardes, postés la nuit à côte du chantier pour empêcher une quelconque mystification, ont été transférés à Kerbach. On a vu un signe du ciel dans cet événement merveilleux et construit l'église à Kerbach, bien que celui-ci soit le plus petit des trois villages.

 

Le trou de la femme sauvage

Quand les Suédois ont déferlé sur la Lorraine en 1635, pendant la guerre de Trente Ans, meurtres et pillages signaient leur passage. La rumeur de leurs atrocités les précédait et provoquait, à leur approche, la fuite des habitants dans les forêts et les lieux inhabités. Dans Kerbach, une femme ne pouvait pas s'enfuir ; elle était restée avec son enfant nouveau-né. Son espoir de trouver une étincelle d'humanité chez les guerriers féroces était une illusion. Les sauvages ne l'ont pas seulement brutalisée de manière bestiale, mais ont ensuite lancé l'enfant en pleurs dans les flammes d'une maison incendiée. L'esprit dérangé, elle a erré pendant des jours sur les lieux du drame, en appelant son enfant, et quand les habitants traumatisés sont revenus après le départ des Suédois, elle s'est enfuie à leur approche comme s'ils étaient des animaux sauvages. Pour ne plus avoir de contact avec le genre humain, la pauvresse s'est retirée dans une petite grotte et s'est nourrie des fruits de la nature, jusqu'à ce que la mort la délivre. Cette cavité, redécouverte récemment près de la Pfisterquelle, porte encore le nom de « Wildfrauloch » dans la mémoire populaire.

 

Peste et choléra

L'histoire de la Lorraine mentionne de graves épidémies au XIXe siècle. La première touche notre région en 1832 ; elle provient des Indes, a été propagée en Russie par les armées du tsar, a traversé l'Allemagne avant d'atteindre Metz fin avril. Très croyants, les habitants des villages se sont tournés vers Dieu pour tenter d'éloigner le fléau. Et les saints protecteurs de la peste sont invoqués, notamment saint Sébastien. Des croix, appelées « Cholerakritz » en patois local, furent érigées à l'entrée des villages. Elles devaient conjurer le mal, souvent transmis par les voyageurs revenant des contrées contaminées. Ainsi une croix a été élevée en 1838 sur la route vers Behren, quelques années après la première épidémie.

 

La Guerre de 1870

Une grande partie de l'armée française a traversé le village pour s'établir à Spicheren. Une vingtaine de soldats français sont enterrés dans le cimetière de Kerbach. Ils avaient été gravement blessés sur le champ de bataille et abrités dans les granges du village voisin d'Etzling. Au Moulin-Neuf, on voit encore des traces de balles. Elles proviennent de soldats français qui, le 26 juillet 1870, ont tiré sur les habitants s'opposant au pillage des lieux, ont blessé le meunier au bras, et après la fuite de la famille, ont tout saccagé dans la maison.

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